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Dans la grange...

Dans la grange...
Erin se retrouve au sol, elle a mal partout et a de la paille dans les cheveux. Mais ce qui l'inquiète le plus, c'est ce qui a pu la faire tomber. Elle ne voit pas grand chose, mais ses yeux commencent à s'habituer. Une masse sombre apparaît à ses pieds. L'étrange dans cette situation, c'est le silence total des vaches malgré tout le vacarme qu'Erin a fait en tombant. Erin y voit maintenant suffisamment pour distinguer ce qui se trouve à ses pieds. Il ne fait plus aucun doute à présent que cette forme est celle d'un homme, un être humain couché au sol. Etrangement, Erin n'a pas peur, aucune crainte, elle approche sa main de ce qui semble être le visage de cette personne. Le contact avec la chevelure de la personne la fait bouger. Un genre de plainte sort de sa bouche, Erin voit alors un liquide qui apparaît noir sur sa main. C'est un homme qui se trouve sur le sol de la grange et il est blessé. La lune à ce moment précis éclaire le visage de cet homme, une longue chevelure brune encadre son visage. Il semble très doux, mais ses traits sont déformés pas la douleur. Le liquide est maintenant rouge avec la lumière. L'écorchure qui lui déchire le visage, aussi grande soit-elle, ne peut pas faire couler tant de sang. Erin voir alors une flèche sortir du bras du blessé, une grande flèche noire. Alors qu'elle l'examine de plus près, l'homme attrape le bras d'Erin, il la regarde les yeux dans les yeux. Et il lui sourit, il semble heureux. Mais pour peu de temps, car un bruit sourd résonne tout à coup. Il provient de la forêt toute proche, le bois aux Elfes. L'homme prononce deux ou trois mots totalement incompréhensibles pour Erin puis s'évanouit. Les sons s'approchent et deviennent clairement ceux du galop de plusieurs chevaux. Ils ne sont plus très loin de la chaumière. Que faire. Erin préfère rester sans faire de bruit dans la grange. Etrangement, les vaches ne font toujours aucun bruit. Mais cela rassure Erin. L'homme est toujours inconscient. Erin sait que les chevaux sont maintenant dans le champ qui sépare le bois de sa maison. Elle met une main sur la bouche, l'autre sur celle de l'inconnu, au cas ou il se réveillerait. Les chevaux sont juste là, devant la porte de la maisonnette, à deux pas de la grange. C'est alors qu'Erin entend des voix étranges, des voix rauques. Elles parlent une langue étrange mais pas celle que le garçon à ses pieds a prononcé peu de temps avant. Erin se soulève doucement, pour apercevoir ce qui se passe par l'encadrement de la porte. Elle voit alors quatre cavaliers, tout de noir vêtus. Ils montent quatre chevaux aussi noir que leurs habits. L'un d'entre eux porte sur la tête une étrange capuche surmontée de deux ou trois éléments brillants. Erin suppose qu'il s'agit du chef de ses cavaliers. Sans distinguer le sens de ce qu'il disent, elle comprend sans aucune hésitation qu'ils sont à la recherche du blessé à ses pieds. Elle voit accroché à la selle de chacune des montures une arbalète noire. Sans aucun doute celle qui a atteint l'homme. Elle n'a aucun doute sur la personne qu'elle doit protéger, même sans connaître les deux parties. L'un des cavaliers descend, un autre que le chef, il a aussi une capuche, mais sans brillant. Erin sent la peur monter en elle. Elle ne sait pas quoi faire, comment doit-elle agir pour qu'ils s'en aillent sans qu'ils la voient. Ce qui l'inquiète particulièrement est la lampe restée sur le pas de la porte de la grange. La lumière pourrait attirer les assaillants. Au moment même où elle pense à cela, un des chevaux tourne la tête dans cette direction elle se rend bien compte qu'il a été attiré pas la lueur de la lampe. Mais elle est surtout effrayée par quelque chose qui la glace d'effroi. Les yeux du cheval sont lumineux et surtout rouge sang. L'espace d'un instant, il lui semble aussi apercevoir une fumée noire et une lueur rouge sortir de la bouche du cheval. Mais tout à coup, par un grand miracle ou une chance inouïe, Belle, sa jument, qui se trouve dans le champ très éloigné de la grange, se mais à ruer et hennir de toutes ses forces. Puis un coup de vent très violent et chaud éteint la lampe en douceur, sans faire le moindre bruit. Les cavaliers pensant que les bruits du cheval indiquent une présence, remontent très rapidement en selle et foncent à toute allure dans la direction de Belle. Ils traversent le champ et retournent dans la forêt. Les sons de leur sabots s'estompent peu à peu pour devenir au bout d'un certain temps totalement inaudible. Erin se sent très soulagée, ce qui lui fait oublier pour l'instant le phénomène étrange du cheval. Elle regarde l'homme à terre. Le pauvre, toujours inconscient, semble à présent souffrir atrocement. Elle souhaite bien entendu, l'aider, le soigner, mais elle se demande comment elle va faire pour le transporter jusqu'à la maison. C'est alors qu'elle voit sa Belle qui est sortie de son enclos, elle est près d'elle et s'est baissé comme pour l'aider à poser l'homme sur son dos. Elle ne se pose pas de questions sur comment sa jument a pu sortir, comment elle a comprit qu'elle avait besoin d'aide. Elle pousse le garçon sur Belle et s'approche de la chaumière. Belle arrive à entrer par la porte, elle arrive même à entrer dans la chambre, je ne saurais pas vous expliquer comment. Et Erin dépose délicatement le blessé sur son lit.

# Posté le dimanche 14 octobre 2007 14:00

Modifié le vendredi 09 novembre 2007 09:14

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